About to Collapse (c’est le printemps !)

Ce qui jusqu’ici semblait marcher, demain ne marchera plus.

Il ne s’agit pas d’organiser la production humaine. Il s’agit de l’émanciper de la banque, du salariat, de l’argent et de l’État.

La Commune s’apprête à ressurgir. Sera-t-elle à nouveau écrasée ? Ici et là : c’est presque certain. Mais ce n’est pas la chose surgie qui nous intéresse, mais son surgissement. Le vibré de la vie vraie, la puissance radicale de l’Éros, insurrection de l’Être contre tous les despotismes appropriatifs et possessifs de l’aliénation de l’Avoir.

Ce qui est à moi est à toi : toi et moi formons communauté. Ce qui nous unit est amour ; ce qui nous fait grandir, c’est la reconnaissance de l’autre, c’est le don de soi, dans la réalisation intégrale de soi, dans son rapport à l’autre, dans son rapport à la nature ; réalisation de sa propre nature.

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Progression rampante de la droite ou rétrécissement idéologique de la gauche ?

Loin d’offrir du matériel propre à la réflexion, la gauche sociétale s’enferme dans les principes, la doctrine politique et les dogmes de l’inclusion et de la culpabilisation écologique.

Ainsi, par un effet de polarisation idéologique, en rapetissant son champ d’analyse critique, la gauche renvoie toute bifurcation de la religiosité sociétale qu’elle exige dans le camp de la droite.

Au terme de ce processus d’infantilisation politique, il n’y a rien d’étonnant à ce que la pensée critique s’intéresse aux idées, de plus en plus nombreuses (par simple exclusion per reductio de sa propre absence d’idées), que la gauche antifa écervelée dénonce à grand coups de slogans creux et de passages à tabac comme étant celle d’une droite fascisante.

LA GÔCHE S’EST TUER

Donc, oui : si tout ce qui n’est pas de cette gauche débile, véritable ennemie de classe du prolétariat et véritable alliée du capital, est de droite, alors je suis de droite ; et s’il est bien un caractère de cette « droite rampante » qui soit extrême, c’est la diversité de ses idées en regard de l’asphyxie qui règne dans les cerveaux embrigadés du gauchisme niais de la doctrine totalitaire de l’antifascisme infantile programmé.

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Aux petit.e.s opprimé.e.s

Si t’es différent, comme tu dis, il va falloir que tu t’assumes, et que tu assumes toutes les conséquences qui viennent avec, et que tu arrêtes d’attendre après la société pour qu’elle t’apporte des droits et l’égalité, parce que la seule chose qu’elle nous apporte, la société, en réalité, c’est la division et le conflit, c’est des pseudo-combats de merde pour des oppressions artificielles.

Tu ne te rends pas compte que plus tu vas te battre pour des « droits » imaginaires, plus ceux-ci vont être bafoués, que plus t’essayes d’améliorer le monde dans ce sens, plus la société s’effrite ? Que plus on impose l’égalité en principe, plus la société se divise en réalité ? Que plus on réprime les points de vue antagonistes, plus ils s’expriment avec violence ? Tu ne vois pas que l’idée de progrès qu’on essaie de te faire gober mène tout droit à la dictature de la pensée, à la division et au chaos généralisé ?

Ton besoin d’émancipation, il est bien réel, ton sentiment d’être réprimé, réduit à une chose, dévalorisé, il est bien réel : c’est la condition de milliards d’entre nous, à des degrés divers, certes, mais cette diversité s’explique par la situation économique – indépendamment du sexe et de la couleur de la peau – et analyser le système qui crée l’oppression pour y trouver des corrélations dans le but de rendre ce système plus juste, c’est jouer aveuglément le jeu du système, un système tout entier basé sur l’exploitation, sur l’oppression, sur la division, qui ne peut tout simplement pas s’en passer, qui est condamné à tout réduire, la nature comme les hommes, l’eau comme le CO2, en marchandises échangeables sur le marché : ressources, main d’œuvre, crédits carbone, animaux, hommes, femmes, enfants, bébés, fœtus et embryons humains, etc. Même ta foutue « identité de genre » est un prétexte à l’ouverture de nouveaux marchés !

Pourquoi, penses-tu, le système donne autant de visibilité aux revendications des minorités ? Pourquoi, penses-tu, l’ opinion officielle se raidit en ta faveur, tout en vilifiant avec emphase toutes les manifestations de dissidence qu’elle puisse trouver ? Le système, sa Justice est ravie de t’accorder tous les droits que tu réclames, c’est sa spécialité : accorder des droits qui divisent les exploités pour que les exploitants puissent continuer, coûte que coûte, à jouir tranquillement de leurs droits universels de propriété, de pillage organisé des ressources et de pollution systématique de la nature ; c’est même la spécificité historique de l’institution du Droit.

Mais voilà, tu ne sembles pas connaître grand-chose à l’histoire des luttes sociales, toi qui réclames de droits pour ta petite personne, sans te surprendre qu’on s’empresse de te les accorder aussitôt.

Tu es l’individu-roi, nouveau Deus ex machina, au royaume de la société sclérosée, tu ne te rends pas compte d’être le pantin d’une classe dirigeante qui ne cherche qu’à diviser, monter les uns contre les autres dans des luttes vaines qui ne les menacent surtout pas eux, qui ne remettent jamais en cause les rapports effectifs de domination sur lesquels leur puissance repose.

Et ce faisant, en te réduisant toi-même à un simple individu, en réduisant le problème de ton émancipation à une simple question d’identité, tu te condamnes, et tu condamnes toute la société avec toi – et les humains à venir – à n’être plus définitivement que des marchandises librement échangeables sur le marché des commodités humaines.

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La Disparition

Indistinction unilatérale obligatoire, jusqu’à la dénégation des distinctions réelles : dictature de l’idéal sur le matériel, de la marchandise sur le naturel ; dématérialisation de la réalité, dévitalisation du vivant, mort programmée de toute vie ; suffocation par le désir de toute conscience.

C’est la nouvelle religion des adorateurs de l’ordre fétichiste de la marchandise.

L’absurde pour raison
Le non-sens pour sens
L’artifice pour nature
L’apparence pour essence

Abolition de l’histoire, de la vérité, de l’Être.

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La Crue de la vérité (The Tide)

Avant d’admettre des valeurs
Avant d’admettre une morale
Il faut une base objective critique

Ce qui est édifié sur le mensonge
S’effondrera avec la crue de la vérité

Et si nous perdions tout ce qui nous opprime ?

What is worth?
What is good?
Without truth

We raised castles of sand
And the tide is coming

Why not loose all
We don’t need?

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Sur la terreur

Qu’est-ce qui terrorise l’opinion? Voilà ce qui motive le terrorisme.

Qu’est-ce qui terrorise les puissants? C’est de redevenir un humain parmi les autres, face à ses propres impuissances. C’est que leurs impuissances soient reconnues. C’est d’être reconnus pour ce qu’ils sont vraiment.

Oui, en ce sens, le pouvoir est une forme de construction névrotique. Le seul moyen de valider pour soi une représentation de soi-même, c’est d’obtenir chez autrui la reconnaissance de cette représentation – représentation n’étant pas essence, nécessitant validation par réflexion, retour d’image; pure apparence; forme masquant le fond.

Sous le masque terrifiant, un visage terrifié.

La teneur de l’impuissance qui terrorise les puissants explique la nécessité de terroriser les regards pour qu’ils valident la représentation de leur propre puissance. Ainsi, le terrorisme – provoqué ou allégué –
est un aveu d’impuissance.

« Devant l’agitation fourmillante des êtres,
ne contemple que leur retour. »

-Lao Tseu

Tremblez, puissants.
L’heure de votre libération approche.

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19 énoncés de méthode pour comprendre le monde

1

Arrêter de se prendre soi-même pour un idiot, les autres pour des idiots.

2

L’idée que les hommes sont mûs par leur seul intérêt personnel est l’argument des égoïstes qui parlent par intérêt personnel.

3

L’idée de la naturalité des rapports sociaux — celle selon laquelle les rapports de domination « retombent » en place, comme tirés fatalement par une espèce de force de gravité, peu importe la configuration sociale — est une sottise.

4

L’homme n’est hostile à l’homme, et par conséquent l’homme hostile à la nature et la nature hostile à l’homme, que dans la mesure où les forces productives et les moyens de production — c’est-à-dire ce qui détermine et conditionne l’activité humaine — se sont développés historiquement sur la base de rapports de domination et d’exploitation.

5

Les économistes bourgeois classiques — qui font toujours autorité de nos jours — n’expliquent le développement des forces productives — et conséquemment des rapports sociaux, ou rapports d’échange — par l’intérêt égoïste que parce qu’ils sont historiquement les représentants idéologiques d’une classe sociale qui bénificie des rapports de domination et d’exploitation et parlent effectivement, non seulement par intérêt personnel, mais aussi pour l’intérêt général de la classe sociale dominante qu’ils représentent et leur procure des avantages.

6

L’idée d’un échange qui ne soit un échange contre une contrepartie de valeur égale ne peut venir à l’esprit de l’économiste bourgeois : le don, gratuit et sans contrepartie, n’a pas sa place dans un système économique basé sur l’exploitation du travail, ni dans le système idéologique chargé de justifier un tel système.

7

La domination économique, loin d’être naturelle, n’est rendue possible que par l’idée, toute juridique, que le propriétaire des moyens de production est de facto également propriétaire du produit du travailleur — c’est là l’essence conceptuelle, juridique et non naturelle, des rapports d’exploitation.

8

En réalité, il n’y a à l’heure actuelle que deux classes économiques et sociales : une classe dominante, qui possède, contrôle et dirige l’ensemble des moyens de production et, donc, l’ensemble de l’activité humaine ; et une classe dominée, privée de moyens de production, dépossédée de tout contrôle sur son activité sociale et du produit même de son activité, dorénavant réduite au travail salarié.

9

L’argent n’est pas seulement un moyen d’échange, un étalon de valeur et un moyen de thésaurisation ; c’est avant tout un rapport social qui, par essence, est un rapport d’aliénation.

10

La vie, l’activité vitale, le développement de la totalité de l’humanité sont désormais entièrement subordonnés et surdéterminés par l’argent. Toutes les nations du monde, indépendemment de leur volonté, sont soumises à sa dictature — et ce, peu importe le régime politique.

11

Comment expliquer qu’une telle chose que l’argent prenne autant d’importance dans nos vies sans que virtuellement personne ne comprenne ni ne cherche à comprendre ses déterminations essentielles ? Se poser la question, c’est déjà comprendre beaucoup.

12

« L’ignorance, c’est la force. »

13

Allons-y de quelques considérations philosophiques. Nous verrons qu’il en était, dès le départ, déjà question. Les idées, le concept, l’abstraction existent. On peut même leur reconnaître une certaine matérialité pratique : activité neuronale, créations culturelles, superstructures idéologiques.

14

Mais s’imaginer que ce sont les idées qui font le monde, c’est comprendre la réalité à l’envers. Les idées, de tout temps, n’ont jamais été qu’un produit de la réalité objective, matérielle. Il faut comprendre cela pour pouvoir saisir la matérialité pratique de la pensée.

15

Chaque époque historique n’a jamais produit que les idées correspondant au mode de production matériel, objectif de cette époque.

16

Comprendre le monde, c’est penser la réalité objective, matérielle, historique du monde dans son rapport avec la pensée, c’est penser la pensée même dans son rapport objectif, matériel, historique au monde.

17

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de nouvelles idées, mais de compréhension radicale : celle qui ne se contente pas des apparences, de la surfaces des phénomènes, mais qui va à la racine essentielle des choses.

18

Le conspirationnisme, qui s’imagine que ce sont des personnes qui décident de la marche du monde, est un idéalisme. Il y a certes des sectes Illuminati, des francs-maçons, des Bielderberg, des tri-latérales, des mafias, des États profonds et des lobbies, tout cela peut être vérifié, tout autant que les trucages médiatiques, les manipulations bancaires et financières, l’implication des services secrets dans les attentats terroristes, une dominance juive dans la finance cosmopolite internationale. Mais ce ne sont là que des effets de surface de déterminations matérielles et objectives beaucoup plus profondes. Prendre les effets pour les causes, c’est peut-être conceptuellement beaucoup plus commode, mais c’est, encore une fois, comprendre le monde à l’envers.

19

Comprendre le monde, ce n’est pas simple. Le monde n’est pas simple. Le monde est vaste et complexe. Il est plein de contradictions. Pour comprendre le monde, il faut s’atteler à la tâche de saisir sa complexité d’ensemble, il faut entreprendre de saisir la réalité de son développement historique dans le mouvement de ses contradictions. Cela requiert un certain effort personnel.

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LOIN

[NO DATA]

LOIN
LOIN DE TOI – LOIN DE MOI
LOIN AU-DEDANS
UNE BULLE D’ANNÉES-LUMIÈRE
REMPLIE D’ÉTHER
AU MILIEU, MINUSCULE
MON COEUR QUI BAT
COMME UNE PETITE HORLOGE
LES SECONDES
AUTOUR
EN CERCLES ABSENTS
LES ASTRES COURENT
SE CHERCHENT UN CIEL
OÙ SE POSER
LA NUIT M’ASPIRE
DANS SON SILLAGE
REMPLIT MES POUMONS
LA LUNE REBONDIT
À L’HORIZON

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AUTOMATED SOVIETS

OCTOBER 2Y, 2006 (ANYWAY, IT’S WEDNESDAY)

DRINKING COFFEE AND SMOKING CIGARETTES
SCREWED TO THE RAY TUBE PROGRAMMING O.S.ES
DIGGING THE ROOTS OF AUTOMATED SOVIETS
COLLECTING IDEAS OF A BETTER PLANET
DEMOCRACY IS WORKIN BUT THE PASSWORD LOST
LIVING IN FLASHES OF MOMENTARY CONSCIOUSNESS
SKETCHING IDEAS FOR A NEW SOCIETY
MARKING THE NAMES OF FOLKS DREAMING AWAKE
ARRANGING THEIR AMBITIONS INTO A COHERENT SET
YEAH DREAMING OF A WORLD WHERE THE PEOPLE ARE FREE
FROM THE DRUNKEN CAPITAL INFINITELY THIRSTY
FROM THE MASS MEDIAS’ MEDIOCRATY

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