Étalon de valeur et moyen d’échange non thésaurisable : le kilowattheure

C’est une idée qui m’avait « illuminé » autour de 2010 ! Je réfléchissais déjà depuis longtemps aux possibilités d’une monnaie alternative (pour faire court, disons seulement que le problème de la monnaie est plutôt central pour notre monde contemporain). À cette époque je planchais sur un système particulier d’optimisation de ressources informatiques en réseau qui prendrait en compte le coût des ressources pour les assigner de façon optimale. Comment quantifier les coûts de façon universelle sans baser tout le système sur une devise fiat en particulier ? Pour ça, ça nous prend une unité de mesure universelle dont la grandeur numéraire peut facilement être déduite de sa valeur en monnaie locale, peu importe la devise utilisée localement. Ainsi, on pourrait assigner les coûts de chaque ressource (coût du matériel amorti par unité de temps, coûts de stockage, temps CPU, utilisation de la mémoire, bande passante réseau, coûts en électricité, etc.) en utilisant un étalon de valeur universel.

Ressource économique quantifiable universelle ultime, l’énergie correspond parfaitement à une telle définition. Sa quantification en unités SI est commune et sa valeur sur le marché étant facilement vérifiable, la conversion des grandeurs de valeur est relativement simple. Se transigeant actuellement dans la magnitude des 10 cents, le kilowattheure (kWh) offre une unité de valeur qui est également proche des monnaies fiat conventionnelles.

  • Unité du système international, déjà connue et utilisée universellement
  • Valeur facilement comparable et convertible avec les monnaies fiat conventionnelles
  • Notation normalisée (kWh), courte et déclinable à l’envi (mWh, Wh, kWh, MWh, etc.)
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Rédigé le 21 avril 2020, publié ou mis à jour le 18 août 2020.

Le problème de la valeur : la société, l’argent, le travail

1. Valeur et rapport social

Il faudra toujours produire.
C’est la définition même de la vie.

Donc, le problème n’est pas la production en tant que telle.

Le problème n’est pas l’échange.
Il est naturel de donner, de partager.
Il est naturel de donner en retour.
Là-dessus, le capitalisme n’a rien inventé.

Le problème, c’est que le rapport social s’efface dans le moyen d’échange. C’est qu’on en soit venus à trouver normal de prendre sans remercier quand on a l’argent pour se le payer. C’est qu’il soit devenu normal de se faire prendre ce qu’on a sans la moindre reconnaissance pour l’effort qu’on y a mis, parce qu’on a besoin de cet argent avec lequel on est dédaigneusement payé pour aller prendre comme son dû à un autre ce dont on a besoin pour vivre.

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Rédigé le 23 avril 2020, publié ou mis à jour le 18 août 2020.

La disparition, ou l’angoisse du monde

La vraie angoisse du monde, à l’heure actuelle, ne se situe pas, quand il est question d’avoir ou de n’avoir pas, d’être ou de ne pas être, de posséder ou ne de pas posséder, de vivre ou de ne pas vivre, au moment de l’apparition ; le moment de l’angoisse n’est pas celui de l’obtention, de l’accession, de l’acquisition, de la naissance à une réalité, de la création – tout cela est en quelque sorte célébré au grand jour, félicité, facilité. Même le manque, état qui précède l’apparition de la chose ou de l’état, est en fait un moment d’anticipation, de tension positive vers l’objectif ; c’est même, précisément, le moteur de toute l’activité sociale, la base de tout processus de valorisation.

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Rédigé le 2 juillet 2020, publié ou mis à jour le 18 août 2020.

Elles étaient consentantes

En réponse à deux commentaires sur Un scientifique canadien brise le silence sur l’esbroufe du covid-19

allez vous promener dans un hopital dans la section des personnes qui ont la covid 19, ça se pourrait qu’en sortant vous alliez vous acheter un masque. Vos propos sont d’une inconscience qui me rend malade….

Judith Duguay-Tessier, 13 juillet 2020 à 19 h 07 min

Tout à fait d’accord avec Judith. Aucun virus hivernal n’a rempli les hôpitaux de cette façon ces dix dernières années.

Gisele Médaillon, 14 juillet 2020 à 3 h 16 min

Judith Duguay-Tessier : Je serais bien curieux de savoir dans quel hôpital en particulier vous avez observé une telle section bondée de patients Covid-19, parce que l’Institut national de santé publique ne rapporte que 306 personnes hospitalisées Covid pour l’ENSEMBLE du Québec au 12 juillet 2020.

Gisele Médaillon : J’ai deux amis qui travaillent en milieu hospitalier, laissez-moi corriger votre assertion : Aucune POLITIQUE de santé publique n’aura jamais VIDÉ les hôpitaux de cette façon dans TOUTE L’HISTOIRE. Au plus fort de l’épidémie, l’INSPQ enregistrait un pic d’hospitalisations Covid de 1866 personnes le 12 mai… c’est le maximum qu’on a eu pour TOUT le Québec ! Et pendant ce temps on continuait de reporter tous les autres rendez-vous…

On dirait bien que vous commentez sans même avoir pris la peine d’écouter la vidéo…. Avez-vous entendu ce que dit M. Rancourt ? La surmortalité de l’hiver 2019-2020 n’est PAS SIGNIFICATIVE statistiquement comparativement aux années précédentes (les 30 dernières !). Ce n’est pas anodin. Je vous rappelle qu’on a sacré des pans entiers de l’économie par terre, qu’on a perdu nos jobs et de nombreuses PME, que nos États se sont (nous ont) endettés au-delà des oreilles, qu’on nous impose des restrictions jamais vues à la liberté individuelle… Tout ça pour une vilaine grippe ?

Qu’est-ce que ça vous prendrait de plus pour allumer qu’il y a quelque chose qui cloche ?

Vous pensez que l’épidémie n’est pas terminée ? On teste de plus en plus et malgré ça on peine à enregistrer des nouveaux cas. Le nombre d’hospitalisations est en baisse constante, le nombre de morts Covid par jour tend tranquillement vers zéro. Quelle pandémie ? Le pic de décès Covid n’était que de 150 personnes le 29 avril (en incluant 97 décès en CHSLD). Ce sont des chiffres normaux, rien d’alarmant. Saviez-vous qu’il meurt NORMALEMENT un peu plus de 66 000 Québécois par année, soit 180 par jour en moyenne ? En quoi cette « pandémie » a-t-elle été tellement significative ?

Que vous faut-il de plus pour que vous arrêtiez de vous fier à la propagande des médias de la peur ? Constatez la réalité par vous-même, ce sont les données du gouvernement : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees

Démographie du Québec sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Démographie_du_Québec#Évolution_récente

Rédigé le 14 juillet 2020, publié ou mis à jour le 18 août 2020.

Hyper-dreamin’

I dream of a world
All my friends a’ there
But som’thin’s changed

How come I still wanna love my ghetto?
The worst fuckin’ place I know
Even the people I care for
Numbers are really low

What is it? I don’t get
There’s something dirty in all that —
Filthy, nasty — going ’round here
And it’s not just here:
It’s taken over whole America
The entire world, bro!

All we should care about
All our parents cared about
Well, the old folks, they did care
Y’all feel it’s hopeless now
It’s small things, simple things
The streets, the neighbourhood
The school!
It’s like we don’t care anymore
It’s like we’ll never win
It’s like we can’t care no less

Like we given up

We given up what we are
We given up what makes us a community
We given up what makes you somebody
In the community

We’re all alone.
Isolated.
That can’t get us anywhere.

Rédigé le 9 juin 2020, publié ou mis à jour le 3 août 2020.

Vocation, facteurs de rentabilité et cybernétique

Vocation

Pour le capital, la vocation est un coefficient d’exploitabilité dans la vaste équation sociale du taux de profit.

Facteurs de rentabilité

Dans la matrice quantitative, tout phénomène est décomposable en facteurs de rentabilité.

Cybernétique

Nous sommes aujourd’hui confrontés à la plus vaste et la plus terrible cybernétique de tous les temps.

Rédigé le 9 juin 2020, publié ou mis à jour le 2 août 2020.

On vous demandera bientôt de choisir

On vous demandera bientôt de choisir entre mourir ou faire périr. Mais ceux et celles qui, pétrifiés à l’idée de la mort, choisiront demain de nous condamner le feront pourtant parce qu’ils ignorent aujourd’hui qu’ils sont déjà morts.

Ceux et celles qui croient posséder leur vie n’ont rien compris. Mais ils seront « balayés par l’Histoire ». Les grands hommes et les grandes femmes n’ont pas fui la mort. Et c’est d’eux dont la vie se souviendra.

Rédigé le 13 avril 2020, publié ou mis à jour le 2 août 2020.