Vocation, facteurs de rentabilité et cybernétique

Vocation

Pour le capital, la vocation est un coefficient d’exploitabilité dans la vaste équation sociale du taux de profit.

Facteurs de rentabilité

Dans la matrice quantitative, tout phénomène est décomposable en facteurs de rentabilité.

Cybernétique

Nous sommes aujourd’hui confrontés à la plus vaste et la plus terrible cybernétique de tous les temps.

Hyper-dreamin’

I dream of a world
All my friends a’ there
But som’thin’s changed

How come I still wanna love my ghetto?
The worst fuckin’ place I know
Even the people I care for
Numbers are really low

What is it? I don’t get
There’s something dirty in all that —
Filthy, nasty — going ’round here
And it’s not just here:
It’s taken over whole America
The entire world, bro!

All we should care about
All our parents cared about
Well, the old folks, they did care
Y’all feel it’s hopeless now
It’s small things, simple things
The streets, the neighbourhood
The school!
It’s like we don’t care anymore
It’s like we’ll never win
It’s like we can’t care no less

Like we given up

We given up what we are
We given up what makes us a community
We given up what makes you somebody
In the community

We’re all alone.
Isolated.
That can’t get us anywhere.

Le problème de la valeur : la société, l’argent, le travail

1. Valeur et rapport social

Il faudra toujours produire.
C’est la définition même de la vie.

Donc, le problème n’est pas la production en tant que telle.

Le problème n’est pas l’échange.
Il est naturel de donner, de partager.
Il est naturel de donner en retour.
Là-dessus, le capitalisme n’a rien inventé.

Le problème, c’est que le rapport social s’efface dans le moyen d’échange. C’est qu’on en soit venus à trouver normal de prendre sans remercier quand on a l’argent pour se le payer. C’est qu’il soit devenu normal de se faire prendre ce qu’on a sans la moindre reconnaissance pour l’effort qu’on y a mis, parce qu’on a besoin de cet argent avec lequel on est dédaigneusement payé pour aller prendre comme son dû à un autre ce dont on a besoin pour vivre.

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La commune, la pandémie, le gouvernement mondial et les idées

La commune

Comment la communauté reprendra le contrôle — et coupera les vivres à l’oligarchie.

La pandémie

La pandémie, c’est la grève générale illimitée — les revendications en moins.

Le gouvernement mondial

Le gouvernement mondial contrôle nos esprits. Il veut maintenant le parfait contrôle sur les corps.

Les idées

Les idées n’adviennent jamais que lorsqu’elles sont appelées par les nécessités pratiques matérielles.

N’OUBLIEZ PAS VOS RÊVES

Rêves d’amour, d’amitié, de famille et d’abondance.

Laissez tomber les aquisitions et les nouveaux plans hypothécaires. Il faut revoir à la baisse toutes les mainmises et les servitudes du propriétariat. On ne passera pas dans l’avenir en traînant le fardeau de ce que l’on croit posséder sans le partager.

Ce qui fera la différence, ce n’est pas ce que nous avons. Ce qui fera la différence, c’est ce que nous sommes.

Étalon de valeur et moyen d’échange non thésaurisable : le kilowattheure

C’est une idée qui m’avait « illuminé » autour de 2010 ! Je réfléchissais déjà depuis longtemps aux possibilités d’une monnaie alternative (pour faire court, disons seulement que le problème de la monnaie est plutôt central pour notre monde contemporain). À cette époque je planchais sur un système particulier d’optimisation de ressources informatiques en réseau qui prendrait en compte le coût des ressources pour les assigner de façon optimale. Comment quantifier les coûts de façon universelle sans baser tout le système sur une devise fiat en particulier ? Pour ça, ça nous prend une unité de mesure universelle dont la grandeur numéraire peut facilement être déduite de sa valeur en monnaie locale, peu importe la devise utilisée localement. Ainsi, on pourrait assigner les coûts de chaque ressource (coût du matériel amorti par unité de temps, coûts de stockage, temps CPU, utilisation de la mémoire, bande passante réseau, coûts en électricité, etc.) en utilisant un étalon de valeur universel.

Ressource économique quantifiable universelle ultime, l’énergie correspond parfaitement à une telle définition. Sa quantification en unités SI est commune et sa valeur sur le marché étant facilement vérifiable, la conversion des grandeurs de valeur est relativement simple. Se transigeant actuellement dans la magnitude des 10 cents, le kilowattheure (kWh) offre une unité de valeur qui est également proche des monnaies fiat conventionnelles.

  • Unité du système international, déjà connue et utilisée universellement
  • Valeur facilement comparable et convertible avec les monnaies fiat conventionnelles
  • Notation normalisée (kWh), courte et déclinable à l’envi (mWh, Wh, kWh, MWh, etc.)
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Écartèlement mental général

Rapport au monde
⮩ Internaliser (comprendre)Rétroaction !
(action au monde)
? c’est ici que ça se passe pas !
⮩ Concrétiser (agir)

Le rapport au monde est un rapport social.

Il y a quelque chose à comprendre.
Il y a quelque chose à faire.

On vit dans une gigantesque chambre d’écho !

Il faut à tout prix sortir de l’imposture de la représentation.

Pourquoi nous changerons le monde

Pour en finir avec la marchandise, dévalorisation de l’activité humaine par la réduction de toute valeur à la seule valeur d’échange, réduction incohérente du qualitatif au quantitatif.

Pour en finir avec l’opinion, unité individuelle de la confusion généralisée, pierre angulaire des idéologies, appareil de confusion entre la réalité objective (connaissance) et les sentiments de l’intétêt personnel et collectif (désir).

Pour en finir avec la démocratie qui prétend partager la responsabilité en privant des conditions de son exercice, dictature du nombre sur le réel, impropre à toute prise en charge optimale, comme si le vrai se trouvait au seuil despotique de la majorité.

Pour en finir avec la soumission. Nous ne voulons pas d’un gouvernement plus juste, d’emplois plus humains, d’une fiscalité plus équitable : nous voulons la pleine justice, une activité pleinement humaine, la fin de la domination de l’argent, la fin de la subordination des destinations collectives au despostisme monétaire.

Pour libérer l’activité humaine. Nous voulons de l’art et de la grâce dans chacun de nos gestes, nous voulons en toute chose être motivés par l’amour, la bienvaillance, l’empathie, l’enthousiasme, la passion : nous voulons une vie qui fasse du sens.

Il faut parler d’émancipation

Dans le texte précédent («Faire témoignage de résistance»), j’essayais d’articuler les implications dialectiques de l’antagonisme soumission-résistance. C’est sûr qu’en partant du niveau de développement actuel (apparent) de la conscience au sein du public, ça n’annonce rien de réjouissant. Je ne suis pas certain que ce soit la manière la plus efficace de passer le message ! Je me suis moi-même senti passablement découragé après relecture.

Si on veut s’en sortir, faut faire vibrer la volonté passionnée d’un monde différent. Il faut ouvrir les imaginaires sur les possibilités infinies d’un monde sans argent. Faire comprendre que l’homme est assez grand et qu’il peut se faire confiance. Désigner l’imposture, certes, mais surtout pour aperçevoir le potentiel humain auquel elle barre la route.

Il faut parler d’émancipation. Aider l’émancipation à jaillir dans les esprits, les coeurs, les corps. Pour renverser toutes les aliénations, il faut déjà commencer à s’émanciper. Ce monde possible, nécessaire, il faut déjà le construire, le mettre en mouvement.

Quand on fait dans la com’, il y a, veut, veut pas, une posture à prendre. On peut rester honnête assis, couché ou debout. L’essentiel est d’être honnête. Mais c’est décisif de se tenir debout.

Voyons maintenant pourquoi nous changerons le monde.

Faire témoignage de résistance

Je suis un matérialiste. Je crois que le monde objectif suffit à expliquer son propre développement, contient en lui-même ses propres déterminations, indépendemment de toute interférence « extérieure », de quelque intervention qui aurait son origine dans un éventuel « ailleurs », un « au-delà » idéal ou para-réel.

Cette approche n’élimine pas toute possibilité de transcendance — tout au contraire. Celle-ci devient même une évidence. Mon « au-delà » ne se situe pas « ailleurs » : c’est l’avenir, le devenir du monde lui-même. En prenant conscience que ma propre vie, mon existence personnelle toute relative s’inscrit dans un processus bien plus vaste que moi, la substance de ce « moi », mon identité, dépasse ma petite personne, admet que ce qui constitue son essence subsistera après ma mort. Une telle conception de l’Être et de son articulation au monde ouvre bien des horizons sur son propre devenir, sur le devenir humain.

Rien de bien original, au demeurant. De tout temps les humains ont toujours voulu améliorer leur condition et espéré un avenir meilleur. Or s’il y a une chose qu’il faut garder immuablement à l’esprit, c’est bien cela.

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