Un appel à la dissidence critique

Il convient maintenant de se recentrer et de se concentrer sur ce qui doit impérativement être fait. Si au plan stratégique, le terrain de la lutte de classe présente toujours, déjà du temps de Marx et Engels, la nécessité d’une réadaptation constante ; et s’il est vrai que la réalité de la lutte de classe aujourd’hui a un visage entièrement différent qu’aux siècles précédents, il n’en demeure pas moins que la base théorique ne fait que confirmer, à chaque retournement, à chaque événement, à chaque crise, son adéquation avec les faits.

Nous vivons en 2020 le début d’une crise majeure à l’échelle mondiale d’une ampleur jamais connue par le passé. Cette crise a à bien des égards dans ses développements un caractère spécifique, une originalité propre. Mais elle ne surgit pas de nulle part, et les outils théoriques permettant une analyse et une compréhension juste de ses déterminations nous sont connus depuis déjà longtemps.

Il faut donc, plus que jamais en cette époque de révolution qui s’amorce, continuer à creuser pour comprendre ce qui se passe réellement, en quoi spécifiquement la situation de la lutte de classe diffère d’avec ce qu’elle fut dans le passé, quels outils théoriques nous permettent d’y arriver, et quelles sont les limites théoriques qu’il convient de dépasser pour parfaire cette compréhension. Et, du même mouvement, dans la pratique, établir ce qui doit être fait en général, comment cela peut être accompli et à quels niveaux il faut concentrer l’action.

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Rédigé le 30 juin 2020, publié ou mis à jour le 20 août 2020.

En ce qui concerne l’opposition

En ce qui concerne l’opposition : la grandeur de l’esprit se mesure à sa capacité à se détacher rationnellement, à se jucher au-dessus de l’émotion immédiate pour saisir la réalité au-delà du phénomène. Toute chance qui se présente d’éprouver (de mettre à l’épreuve) sa représentation du monde sera, pour l’esprit rationnel, saisie comme telle : une chance, une opportunité d’élévation, de réfutation ou de confirmation, l’atteinte à un niveau de confiance en soi supérieur. Ainsi, l’esprit raisonnable, lorsque frappé d’un sentiment d’insécurité face à un argument apparemment en opposition avec ses propres inceptions, saura saisir au vol ce sentiment pour le transformer en la joie d’envisager sa propre fortitude à venir.

La peur de se tromper doit faire place à la quête enthousiaste de la vérité.

Rédigé le 9 juin 2020, publié ou mis à jour le 20 août 2020.

Réflexion sur la crise et l’avenir de l’homme

On sait que:

  1. Ce qui est au coeur du «problème» humain, c’est l’argent, i.e. l’organisation des rapports de production sur l’exploitation du travail. Conséquemment :
  2. L’avenir de l’homme devra — tôt ou tard — être envisagé sans argent, et l’argent devra être aboli, i.e. les rapports de production — l’activité humaine en général — devront être libérés de toute forme d’exploitation.
  3. Ce qui pose problème, c’est le passage «en bloc» au communisme (titre original d’un monde libéré de l’argent, avant que le concept ne soit durement salopé par le capitalisme d’État bolchévique).
  4. Or, comme le dit Marx, les hommes ne se posent en définitive que des problèmes qu’ils sont capables de résoudre, i.e. c’est toujours la nécessité qui détermine le cours de l’histoire…
Note

Ne vous affolez pas en lisant «communisme» et «Marx». Je ne suis pas plus «marxiste» que Marx ne l’était lui-même. Ce dont on a besoin, ce n’est pas de doctrine politique, de plus d’idéologie; mais bien plutôt de compréhension radicale — à la racine des choses. Donc, au lieu de s’énerver, on peut en discuter.

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Rédigé le 24 mars 2020, publié ou mis à jour le 20 août 2020.

Faire témoignage de résistance

Je suis un matérialiste. Je crois que le monde objectif suffit à expliquer son propre développement, contient en lui-même ses propres déterminations, indépendemment de toute interférence « extérieure », de quelque intervention qui aurait son origine dans un éventuel « ailleurs », un « au-delà » idéal ou para-réel.

Cette approche n’élimine pas toute possibilité de transcendance — tout au contraire. Celle-ci devient même une évidence. Mon « au-delà » ne se situe pas « ailleurs » : c’est l’avenir, le devenir du monde lui-même. En prenant conscience que ma propre vie, mon existence personnelle toute relative s’inscrit dans un processus bien plus vaste que moi, la substance de ce « moi », mon identité, dépasse ma petite personne, admet que ce qui constitue son essence subsistera après ma mort. Une telle conception de l’Être et de son articulation au monde ouvre bien des horizons sur son propre devenir, sur le devenir humain.

Rien de bien original, au demeurant. De tout temps les humains ont toujours voulu améliorer leur condition et espéré un avenir meilleur. Or s’il y a une chose qu’il faut garder immuablement à l’esprit, c’est bien cela.

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Rédigé le 15 avril 2020, publié ou mis à jour le 20 août 2020.

Résister (en trois temps)

1. Un choix à faire (POSITION)

DICTATURE ? Est-ce qu’on veut vivre dans un monde qui sacrifie les vieux pis qui puce les enfants ?

SOUMISSION ? Posez-vous la question, parce qu’elle va être importante dans les mois qui viennent.

2. Subir les attaques (NÉGATION)

PROPAGANDE ! On se fait traiter de conspirationnistes, de complotistes, de théoriciens du complot. Ça – vous irez le vérifier – c’est une vieille technique de propagande pour éliminer d’emblée les gens qui ne croient pas à la version officielle et qui poseraient trop de questions, pour s’assurer d’écarter ces gens-là du débat public.

MARGINALISATION. On veut nous marginaliser à tout prix parce qu’il y a des questions qu’on ne peut pas poser.

3. Critique radicale (DÉPASSEMENT)

PIÈGE TENDU. Mais il ne faut surtout pas s’arrêter là. La dernière chose qu’il faut faire, c’est d’attendre des réponses du gouvernement à ces questions auxquelles il ne peut pas répondre.

RACINE DU MAL. N’attendez pas la vérité du gouvernement. Il n’est pas là pour ça. On l’a mis là pour gérer le système. Et c’est tout le système qui est basé sur le mensonge. Ne demandez pas au gouvernement, aux médias dominants, aux agences de presse, aux banques, aux agences de cotation, aux fonds d’investissement ou aux agences internationales de vous donner la vérité : ce serait leur demander de se nier eux-mêmes.

Rédigé le 20 juillet 2020, publié ou mis à jour le 20 août 2020.

Quand faut y aller.

Depuis quelque temps, j’ingère, je gère, je digère, je cogite et je régurgite l’information à un tel débit que je ne trouve pas le temps d’en publier. Les choses bougent vite en ce moment. Très vite. Pour bien faire les choses, faut pas se presser, c’est vrai, mais faut quand même y aller. Alors allons-y quand même.

Textes relativement récents :

Quelques vieilles réflexions…

Rédigé le 1 août 2020, publié ou mis à jour le 20 août 2020.

Conscience universelle

Tout le monde ne se vaut pas. J’ai mis plusieurs années pour m’enlever ces inepties démocratiques de la tête. Et ça a peu de choses à voir avec la race, l’ethnie, la couleur de la peau, l’orientation ou l’identité sexuelle. La véritable explication est ailleurs.

Il y a des gens qui sont bons. Il y a des gens qui sont mauvais. Ça, c’est indéniable. La plupart d’entre nous oscillons entre les deux, pris dans une grande confusion.

Ça a à voir avec la culture, au sens de doctrine sociale. Ça a donc bien sûr à voir avec la religion, et la philosophie, puisque ça a beaucoup à voir avec la spiritualité.

Ça a tout à voir avec le rapport de l’homme, comme être générique, avec le cosmos, le monde qui l’entoure. Ce qui se traduit en une certaine attitude chez l’individu particulier envers ceux qu’il considérera être (ou ne pas être) ses semblables, envers les territoires qu’il considérera être (ou ne pas être) son habitat.

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Rédigé le 13 avril 2020, publié ou mis à jour le 18 août 2020.

Aux petit.e.s opprimé.e.s

Si t’es différent, comme tu dis, il va falloir que tu t’assumes, et que tu assumes toutes les conséquences qui viennent avec, et que tu arrêtes d’attendre après la société pour qu’elle t’apporte des droits et l’égalité, parce que la seule chose qu’elle nous apporte, la société, en réalité, c’est la division et le conflit, c’est des pseudo-combats de merde pour des oppressions artificielles.

Tu ne te rends pas compte que plus tu vas te battre pour des « droits » imaginaires, plus ceux-ci vont être bafoués, que plus t’essayes d’améliorer le monde dans ce sens, plus la société s’effrite ? Que plus on impose l’égalité en principe, plus la société se divise en réalité ? Que plus on réprime les points de vue antagonistes, plus ils s’expriment avec violence ? Tu ne vois pas que l’idée de progrès qu’on essaie de te faire gober mène tout droit à la dictature de la pensée, à la division et au chaos généralisé ?

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Rédigé le 8 mars 2020, publié ou mis à jour le 18 août 2020.