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Pandémie : la réalité derrière les apparences

La pandémie et l’incompétence des gouvernements sont bien réels. Mais derrière, se cache la réalité de la plus grande crise financière mondiale de l’histoire. La pandémie est le prétexte, la « raison extérieure » nécessaire pour justifier les mesures qui sont et seront prises, les gouvernements seront les boucs-émissaires qu’on nous demandera de désigner du doigt au moment de porter le blâme de l’effondrement économique inévitable.

Soyez méfiants au plus haut point possible des successeurs « éclairés » à venir qui vous offriront des solutions de relance impliquant votre propre mise en esclavage. Il faut résister mentalement, s’insurger physiquement, se cabrer contre l’ordre planétaire qu’on voudra alors nous imposer de force.

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Masse critique

Un facteur décisif de la dissidence, c’est le nombre. Les médias le savent, et ne manquent pas de laisser croire qu’un consensus écrasant existe dans l’opinion publique en faveur des opinions qu’ils désirent imposer.

Il est primordial d’avoir une idée objective de la proportion de personnes qui font déjà partie de la dissidence, ou qui à tout le moins se posent des questions (ce qui est un début). J’ai donc fait une petite recherche rapide pour récolter les données disponibles à cet effet. Et j’étais assez soulagé de constater que nous semblons être beaucoup plus nombreux qu’on aurait tendence à le penser ! Voici les chiffres tout compte fait assez encourageants sur lesquels les derniers sondages publiés nous renseignent. Et tout semble indiquer que ces chiffres sont en progression constante.

Gardez en tête que l’histoire semble nous indiquer qu’il suffirait de mobiliser 3,5% d’une population pour renverser une dictature !

  • 73,4% des Canadiens de de 18 à 44 ans n’affirment pas « faire confiance aux autorités » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 73,2% des Canadiens n’affirment pas « faire confiance à leur gouvernement » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 59,4% des Canadiens de plus de 65 ans n’affirment pas « faire confiance aux autorités » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 50+% des Québécois n’affirment pas « faire confiance à leur gouvernement » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 47,5% des Canadiens de 18 à 44 ans croient que « le gouvernement [leur] cache des informations » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 46% des Canadiens « adhéraient à des théories du complot » « à la fin du mois de mai » (Le Journal de Québec, 20 juin)
  • 39% des Canadiens admettent « avoir violé au moins une règle imposée » — semblant « de plus en plus prêt[s] à ne pas suivre toutes les règles » (La Presse canadienne)
  • 35% des Canadiens de 18 à 44 ans croient que « le coronavirus a été créé en laboratoire » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 33% des Québécois admettent « avoir violé au moins une règle imposée » — une progression de 7% en trois semaines (La Presse canadienne, 12 mai)
  • 33% des Québécois sont insatisfaits de « la gestion de François Legault » « depuis le début de la crise de la COVID-19 » — une progression de 28% depuis les premières semaines de la crise (La Presse canadienne, 12 mai)
  • 32,5% des Canadiens « pensent que le coronavirus a été créé en laboratoire » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 26,6% des Canadiens de 65 ans et plus croient que « le gouvernement [leur] cache des informations » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 25% des Canadiens « croient que le virus est une arme biologique créée dans un laboratoire en Chine » (Le Journal de Québec, 20 juin)
  • 19,6% des Canadiens de 65 ans et plus croient que « le coronavirus a été créé en laboratoire » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 19,3% des Canadiens de 18 à 44 ans croient que « les compagnies pharmaceutiques sont derrière la pandémie » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 18,6% des Québécois « pensent que le coronavirus a été créé en laboratoire » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 15,7% des « autres Canadiens » (non-Québécois) « croient au complot entourant la 5G » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 15,1% des Canadiens de 18 à 44 ans croient qu’« il y a un lien entre la 5G et la COVID-19 » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 15% des Canadiens sont « d’avis que l’industrie pharmaceutique est à l’origine de la pandémie » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 11% des Canadiens « estiment que la maladie n’est pas grave et qu’elle a été propagée pour cacher les présumés effets nocifs sur la santé de la technologie 5G » (Le Journal de Québec, 20 juin)
  • 7,8% des Québécois « croient au complot entourant la 5G » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 7,7% des Canadiens de 65 ans et plus croient qu’« il y a un lien entre la 5G et la COVID-19 » (Radio-Canada, 22 avril)
  • 7% des Canadiens de 65 ans et plus croient que « les compagnies pharmaceutiques sont derrière la pandémie » (Radio-Canada, 22 avril)

Ce qui nous unit est précisément ce qui nous distingue de ceux qui veulent nous diviser : voilà notre ennemi désigné.

Sources : Canada

22 avril (Radio-Canada)

Source : Jeff Yates, COVID-19 : les théories du complot gagnent du terrain, selon un sondage, Radio-Canada, 22 avril 2020

Notre bon camarade Jeff Yates, qui « fait de la désinformation sa spécialité journalistique » (on ne saurait mieux dire) cite « les résultats préliminaires d’une recherche menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Sherbrooke » effectuée sur un échantillon de « quelque 300 Québécois et autant de Canadiens vivant dans d’autres provinces ». Comme on peut s’attendre de la part de tout journaliste moderne, et d’autant plus naturellement de celui occupé quotidiennement à démentir systématiquement toute opposition au mensonge d’État, certaines affirmations qu’on y trouve sont radicalement contradictoires. Il semblerait également que notre « inspecteur » se soit ici laissé emporter dans son zèle à montrer la menace croissante que constitue la montée des « conspirationnistes », nous fournissant probablement les chiffres les plus précis publiés jusqu’ici dans les médias officiels. Voici quelques chiffres évoqués.

Près d’un Canadien sur dix croirait aux théories du complot entourant la pandémie de COVID-19

Un sur dix ? — alors que la proportion franchit au moins les 35%, si on se fie au données évoquées un peu plus loin. Un sondage du mois de mai fixera d’ailleurs ce nombre à 46% — ce qui est bien plus près d’un sur deux (voir plus bas, l’article du Journal de Québec du 20 juin) ! N’osant remettre en question l’intégrité professionnelle de notre honorable terrasseur de fausses nouvelles, j’aurais plutôt tendance à supposer une erreur du typographe, ouvrier aux mains sales n’étant pas salarié pour penser, lequel a dû confondre « deux » avec « dix » — nombre qui devait lui sembler bien plus conforme à la vérité telle qu’il la met quotidiennement en page…

Selon le sondage, près d’un Canadien sur deux croit que le coronavirus n’est pas naturel, et 15 % est d’avis que l’industrie pharmaceutique est à l’origine de la pandémie, entre autres.

Bon. À moins que la thèse du virus artificiel ne soit pas considérée comme une « théorie du complot » ?

Le sondage révèle une différence marquée entre les Québécois et la population du reste du pays. Entre autres, près de 50 % des Québécois affirment faire confiance à leur gouvernement, contre seulement 26,8 % des Canadiens.

Cela se traduit par une plus grande adhésion aux théories du complot à l’extérieur du Québec. À titre d’exemple, seulement 7,8 % des Québécois sondés croient au complot entourant la 5G, contre 15,7 % des autres Canadiens. De plus, seulement 18,6 % des Québécois pensent que le coronavirus a été créé en laboratoire, par rapport à 32,5 % des Canadiens.

Yates doit souffrir du traumatisme de la péréquation canadienne : il nous disait un peu plus haut que « près d’un Canadien sur deux » croyait que le virus n’était « pas naturel ». Si on ajoute 18,6% des Québécois aux 32,5% des Canadiens, ça fait bien 51,1%, mais c’est pas comme ça que les statistiques marchent, Jeff. Ou bien son interprétation de « Canadiens » change selon le besoin éditorial du moment : ici ce serait l’ensemble des « 300 Québécois et autant de Canadiens vivant dans d’autres provinces ont répondu à un sondage », là seulement ces 300 derniers ? Ce qui pourrait nous donner un moyenne ( 18,6% + X ) × 300 ÷ 600 = 32,5% pour l’ensemble des sondés, telle que X = 32,5% × 600 ÷ 300 – 18,6% = 46,4% pour les « autres » Canadiens seulement. Plus logique, mais pas franchement honnête non plus. Sinon il nous reste l’hypothèse du virus artificiel créé hors laboratoire. Via un pangolin en peluche, peut-être ? Ce serait encore plus tordu, mais faut pas oublier qu’on a affaire à quelqu’un dont la profession est de faire croire tout ce que les médias nous disent, ce qui implique un certain nombre des distortions cognitives.

Il faut aussi garder en tête que les Québécois ne représentent plus aujourd’hui que 22,6% de la population canadienne (en 2019). Donc, selon la méthode de comparaison utilisée, en admettant l’hypothèse selon laquelle les Québécois pensent différemment des autres Canadiens, il est probable que la moyenne nationale soit plus ou moins élevée qu’elle n’apparaît ici.

Les jeunes semblent aussi plus portés à adhérer aux théories du complot. Seulement 26,6 % des 18 à 44 ans affirment faire confiance aux autorités, contre 40,6 % des plus de 65 ans.

Pourcentage de certains groupes d’âge se disant d’accord avec les affirmations suivantes :

« Le gouvernement me cache des informations »

18 à 44 ans : 47,5 %
65 ans et plus : 26,6 %

« Le coronavirus a été créé en laboratoire »

18 à 44 ans : 35 %
65 ans et plus : 19,6 %

« Les compagnies pharmaceutiques sont derrière la pandémie »

18 à 44 ans : 19,3 %
65 ans et plus : 7 %

« Il y a un lien entre la 5G et la COVID-19 »

18 à 44 ans : 15,1 %
65 ans et plus : 7,7 %

Ces « résultats préliminaires » sont commentés par Marie-Ève Carignan, professeure au Département de communication de l’Université de Sherbrooke. On retrouvera celle-ci quelques semaines plus tard lorsqu’elle interviendra dans un article assorti d’un interview télé publié simultanément le 20 juin sur TVA Nouvelles et le Journal de Québec, deux médias de Québécor (voir plus bas).

Je n’ai pas retrouvé de traces de cette étude sur le site de l’Université de Sherbrooke.

25 avril (TVA Nouvelles)

Source : Pandémie et explosion de désinformation: gare aux théories du complot, TVA Nouvelles (via Le Journal de Montréal), 25 avril 2020

12 mai (La Presse canadienne)

Source : Lina Dib, Sondage: les Québécois moins satisfaits de Legault, La Presse canadienne, 12 mai 2020

Évolution à la baisse du taux de satisfaction du gouvernement Legault :

Depuis le début de la crise de la COVID-19, les Québécois avaient manifesté leur grande appréciation de la gestion de François Legault ; un taux de satisfaction allant de 91 % à 95 % a été enregistré pendant les six premières semaines.

Ce taux est passé à 88 % la semaine dernière et le voilà qui chute à 77 %.

Désobéissance croissante :

À la huitième semaine, un Québécois sur trois — 33 % — admet avoir violé au moins une règle imposée. Ce n’était qu’un Québécois sur quatre — 26 % — il y a trois semaines. Et si le Québec suit la même courbe que le reste du Canada, étant de plus en plus prêt à ne pas suivre toutes les règles, il est quand même en deçà de la moyenne nationale de 39 %.

17 mai (TVA Nouvelles)

Source : Étienne Paré, Les théories du complot pourraient encore gagner en popularité, TVA Nouvelles, 17 mai 2020

20 juin (Le Journal de Québec)

Source : Kathryne Lamontagne, COVID-19: désinformation d’une ampleur inégalée depuis le début de la crise, Le Journal de Québec, 20 juin 2020

Selon un sondage réalisé à la fin du mois de mai par l’Université Carleton, à Ottawa, 46 % des 2000 Canadiens interrogés adhéraient à des théories du complot ou de fausses informations concernant le coronavirus.

Le quart des répondants [~25%] croient que le virus est une arme biologique créée dans un laboratoire en Chine, alors que 11 % estiment que la maladie n’est pas grave et qu’elle a été propagée pour cacher les présumés effets nocifs sur la santé de la technologie 5G.

Parmi les commentateurs cités, on retrouve :

  • Jonathan Jarry, communicateur scientifique pour l’Organisation pour la science et la société de l’Université McGill
  • Marie-Ève Carignan, professeure au Département de communication de l’Université de Sherbrooke
  • la chercheuse Ève Dubé (apparemment une collègue de Carignan)
  • Colette Brin, directrice du Centre d’études sur les médias

1er août (Le Devoir)

Source : Marco Bélair-Cirino, La pandémie a profité à la prolifération de la pensée complotiste, Le Devoir, 1er août 2020

Sources : France

Voici pour ceux que cela pourrait intéresser quelques sources que j’ai trouvées pour la France qui avancent quelques chiffres, mais je n’ai pas pris le temps de les analyser et de les mettre en contexte.

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Quand faut y aller.

Depuis quelque temps, j’ingère, je gère, je digère, je cogite et je régurgite l’information à un tel débit que je ne trouve pas le temps d’en publier. Les choses bougent vite en ce moment. Très vite. Pour bien faire les choses, faut pas se presser, c’est vrai, mais faut quand même y aller. Alors allons-y quand même.

Textes relativement récents :

Quelques vieilles réflexions…

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Au-delà du vrai et du faux : sur la vérité du mensonge

Le faux a ses raisons, ses origines, ses déterminations. Il n’est jamais posé par erreur. Par définition, le faux s’oppose au vrai, et il ne peut le tolérer, parce que le vrai rend apparent la réalité du faux, révèle la vérité du mensonge que celui-ci cherche à dissimuler.

Ainsi l’agent, quel qu’il soit, qui produit, diffuse et transmet de fausses informations – tout comme d’ailleurs celui qui s’en accommode – participe essentiellement du mensonge qu’il contribue à dissimuler. Et il s’opposera d’autant plus vertement à toute contradiction, à tout débat, qu’il sera conscient des conséquences qu’implique la vérité – même s’il ignore encore, à ce point, la vérité du mensonge qui le détermine.

C’est ainsi qu’on explique qu’autant de personnes a priori sincères et bien intentionnées puissent y prendre activement part : elles ne peuvent tout simplement pas envisager la fausseté de leurs croyances (car il s’agit bien ici de croyances) sans remettre radicalement en question leurs propres déterminations essentielles.

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Résister (en trois temps)

1. Un choix à faire (POSITION)

DICTATURE ? Est-ce qu’on veut vivre dans un monde qui sacrifie les vieux pis qui puce les enfants ?

SOUMISSION ? Posez-vous la question, parce qu’elle va être importante dans les mois qui viennent.

2. Subir les attaques (NÉGATION)

PROPAGANDE ! On se fait traiter de conspirationnistes, de complotistes, de théoriciens du complot. Ça – vous irez le vérifier – c’est une vieille technique de propagande pour éliminer d’emblée les gens qui ne croient pas à la version officielle et qui poseraient trop de questions, pour s’assurer d’écarter ces gens-là du débat public.

MARGINALISATION. On veut nous marginaliser à tout prix parce qu’il y a des questions qu’on ne peut pas poser.

3. Critique radicale (DÉPASSEMENT)

PIÈGE TENDU. Mais il ne faut surtout pas s’arrêter là. La dernière chose qu’il faut faire, c’est d’attendre des réponses du gouvernement à ces questions auxquelles il ne peut pas répondre.

RACINE DU MAL. N’attendez pas la vérité du gouvernement. Il n’est pas là pour ça. On l’a mis là pour gérer le système. Et c’est tout le système qui est basé sur le mensonge. Ne demandez pas au gouvernement, aux médias dominants, aux agences de presse, aux banques, aux agences de cotation, aux fonds d’investissement ou aux agences internationales de vous donner la vérité : ce serait leur demander de se nier eux-mêmes.

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Elles étaient consentantes

En réponse à deux commentaires sur Un scientifique canadien brise le silence sur l’esbroufe du covid-19

allez vous promener dans un hopital dans la section des personnes qui ont la covid 19, ça se pourrait qu’en sortant vous alliez vous acheter un masque. Vos propos sont d’une inconscience qui me rend malade….

Judith Duguay-Tessier, 13 juillet 2020 à 19 h 07 min

Tout à fait d’accord avec Judith. Aucun virus hivernal n’a rempli les hôpitaux de cette façon ces dix dernières années.

Gisele Médaillon, 14 juillet 2020 à 3 h 16 min

Judith Duguay-Tessier : Je serais bien curieux de savoir dans quel hôpital en particulier vous avez observé une telle section bondée de patients Covid-19, parce que l’Institut national de santé publique ne rapporte que 306 personnes hospitalisées Covid pour l’ENSEMBLE du Québec au 12 juillet 2020.

Gisele Médaillon : J’ai deux amis qui travaillent en milieu hospitalier, laissez-moi corriger votre assertion : Aucune POLITIQUE de santé publique n’aura jamais VIDÉ les hôpitaux de cette façon dans TOUTE L’HISTOIRE. Au plus fort de l’épidémie, l’INSPQ enregistrait un pic d’hospitalisations Covid de 1866 personnes le 12 mai… c’est le maximum qu’on a eu pour TOUT le Québec ! Et pendant ce temps on continuait de reporter tous les autres rendez-vous…

On dirait bien que vous commentez sans même avoir pris la peine d’écouter la vidéo…. Avez-vous entendu ce que dit M. Rancourt ? La surmortalité de l’hiver 2019-2020 n’est PAS SIGNIFICATIVE statistiquement comparativement aux années précédentes (les 30 dernières !). Ce n’est pas anodin. Je vous rappelle qu’on a sacré des pans entiers de l’économie par terre, qu’on a perdu nos jobs et de nombreuses PME, que nos États se sont (nous ont) endettés au-delà des oreilles, qu’on nous impose des restrictions jamais vues à la liberté individuelle… Tout ça pour une vilaine grippe ?

Qu’est-ce que ça vous prendrait de plus pour allumer qu’il y a quelque chose qui cloche ?

Vous pensez que l’épidémie n’est pas terminée ? On teste de plus en plus et malgré ça on peine à enregistrer des nouveaux cas. Le nombre d’hospitalisations est en baisse constante, le nombre de morts Covid par jour tend tranquillement vers zéro. Quelle pandémie ? Le pic de décès Covid n’était que de 150 personnes le 29 avril (en incluant 97 décès en CHSLD). Ce sont des chiffres normaux, rien d’alarmant. Saviez-vous qu’il meurt NORMALEMENT un peu plus de 66 000 Québécois par année, soit 180 par jour en moyenne ? En quoi cette « pandémie » a-t-elle été tellement significative ?

Que vous faut-il de plus pour que vous arrêtiez de vous fier à la propagande des médias de la peur ? Constatez la réalité par vous-même, ce sont les données du gouvernement : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees

Démographie du Québec sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Démographie_du_Québec#Évolution_récente

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Denise Bombardier

« Je te considère comme un illuminé parce que je me refuse ne serait-ce qu’à envisager l’idée que le pouvoir puisse être aussi pourri que tu sembles prétendre » ne constitue pas un argument, Denise Bombardier.

Mais tu as droit comme tout le monde à ton opinion, Denise Bombardier. Je comprends que tu ne veuilles pas y croire – au point où tu préfères me faire taire. Tout le monde dans les médias semble s’entendre assez favorablement là-dessus, d’ailleurs.

Mais le fait que tout ceux qu’on entend partagent avec toi cette opinion, alors que le pouvoir fait taire tout ceux qui ne la partagent pas devrait au moins t’agacer, Denise Bombardier.

Mais non : surtout, ne même pas envisager, n’est-ce pas ? Ce beau petit monde est définitivement trop beau pour ne pas être vrai.

Mais ne t’en fais pas. Ça va bien aller, Denise Bombardier.

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Quelques vraies questions à l’adresse des anti-sceptiques

Qu’est-ce qu’on répond à quelqu’un qui ne se pose pas de questions ?
Si on ne se pose plus de questions, on est foutus.

Depuis le début de cette pandémie, de plus en plus de personnes de milieux divers partout dans le monde se manifestent publiquement pour contester les décisions de santé publique, mettant parfois en péril leur réputation, leur position sociale, leur carrière, leur avenir professionnel. Pourquoi ? Les plus sincères – et ils sont nombreux – ont tout à perdre et rien à y gagner. Alors, pourquoi le font-ils ?

La moindre opposition sérieuse aux mesures d’urgence mises en place par les gouvernements est tournée au ridicule, pointée du doigt comme irresponsable et dangereuse, diabolisée unanimement dans les médias. Pourquoi ?

Les médias nous traitent comme si nous étions trop attardés pour faire notre propre jugement sur une opinion ou un point de vue qui seraient différents du consensus actuel. Pourquoi ?

Pour décrédibiliser une opinion divergente, les médias présentent pêle-mêle en simplifiant à l’extrême les points de vue opposés en mettant l’emphase sur les plus farfelues, sans jamais exposer les arguments qui supportent une opinion. Pourquoi ?

Les supposés « vérificateurs » de « fausses nouvelles » s’appuient sur des sources qui vont invariablement dans le sens des décisions de santé publique, même lorsque ces sources s’avèrent, après vérification, être frauduleuses. Pourquoi ? Comment est-ce possible ?

On exige des preuves scientifiques irréfutables pour tout ce qu’on oppose aux décisions de santé publique alors que celles-ci ne s’appuient dans une vaste proportion sur aucune preuve scientifique. Pourquoi ?

Des journalistes professionnels se contentent de présenter ceux qu’ils désignent comme « conspirationnistes » sous leur plus mauvais jour possible et prétendent « avoir fait leurs recherches » sans même prendre la peine d’examiner les arguments. Pourquoi ?

Dans un saine démocratie, la voix de chaque citoyen devrait pouvoir être entendue. Mais en situation d’urgence, il y aurait des voix qu’il vaudrait mieux faire taire. Pourquoi ?

Pas de démocratie sans opposition – non seulement en situation « normale », mais plus que jamais en temps de crise… Or, on n’aura jamais connu un consensus médiatique aussi unilatéral qu’en ce moment même. Je demande : pourquoi ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

On n’entend à peu près que des voix consentantes sur les plateaux de télévision. Pourquoi n’entend-on pas les voix dissidentes alors qu’elles sont si nombreuses que ça en devient « inquiétant » ?

Tous les journalistes, analystes et « experts » des médias sont à peu près du même avis, alors que l’opposition est croissante chez les professionnels de terrain et les scientifiques. Mais ceux-là ne sont pratiquement jamais entendus dans les médias. Pourquoi ?

On censure les opinions dissidentes dans les médias sociaux, on bloque des utilisateurs en fonction de leur opinion et on supprime leur chaîne YouTube. Où est la démocratie au moment où on en a le plus besoin ?

Des publications qui remettent en doute les recommandations de l’OMS sont supprimées sous prétexte qu’elles remettent en doute les recommandations de l’OMS. Comment, dans ces conditions, peut-on remettre en doute les recommandations de l’OMS – au moment précis où cela importe plus que jamais ?

On invoque des raisons sanitaires pour justifier des entraves à la liberté d’expression. Pourquoi ? Les idées se transmettent-elles comme des maladies infectieuses ? A-t-on trop habitué les citoyens à la seule « vérité officielle » qu’ils auraient perdu toute immunité au contact d’opinions infondées ? De quoi a-t-on peur d’être infecté au juste ?

Ai-je aussi peur d’être con ? Ou de passer pour con ? C’est sûr que c’est jamais le fun de se tromper… Et vous ? Avez-vous vraiment aussi peur d’être con ? Ça vous fait peur à ce point ? Au point de refuser même d’envisager les arguments de l’opinion contraire ?

Si on n’a pas peur, pourquoi les autorités devraient avoir peur en notre nom ? De quoi sont-ils réellement effrayés ?

Pourquoi nous ment-on ? Parce qu’il doit bien être clair pour tout le monde à ce stade qu’on veut délibérément nous cacher quelque chose. Même si on prétend que c’est « pour votre bien », il faut bien reconnaître qu’il y a effectivement des choses que les autorités ne veulent pas que vous voyiez. Et si vous voyiez par vous-même ? Et si vous étiez capable de vous faire votre propre opinion sur ce qu’il faut faire taire à tout prix ? Pourquoi n’essayeriez-vous pas ?

Et si vous étiez moins con que le gouvernement et les médias veulent vous le faire penser ? Pourquoi accepteriez-vous de vous faire dire quoi penser, quoi croire ?

Ce sont des vraies questions. Et j’attends rien de moins que des vraies réponses.

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La disparition, ou l’angoisse du monde

La vraie angoisse du monde, à l’heure actuelle, ne se situe pas, quand il est question d’avoir ou de n’avoir pas, d’être ou de ne pas être, de posséder ou ne de pas posséder, de vivre ou de ne pas vivre, au moment de l’apparition ; le moment de l’angoisse n’est pas celui de l’obtention, de l’accession, de l’acquisition, de la naissance à une réalité, de la création – tout cela est en quelque sorte célébré au grand jour, félicité, facilité. Même le manque, état qui précède l’apparition de la chose ou de l’état, est en fait un moment d’anticipation, de tension positive vers l’objectif ; c’est même, précisément, le moteur de toute l’activité sociale, la base de tout processus de valorisation.

De tout ceci on déduira facilement ce que je m’apprête à dire : le moment de l’angoisse correspond à celui de la disparition – la perte, la démotion1, l’aliénation, la mort, la destruction. Rien de tout cela n’est célébré, et si l’événement n’est pas tout simplement oblitéré, caché au regard de la société comme quelque chose de honteux, et donne lieu à une manifestation sociale, c’est, dans le meilleur des cas, au travers d’un rituel destiné à partager le poids de la douleur, reconnaître la réalité de l’angoisse ; et dans le pire des cas, si quelque puissance sociale y trouve son intérêt, on se servira plutôt de l’événement (d’ailleurs celui-ci sera parfois entièrement mis en scène) comme point focal de l’attention publique pour amplifier et diffuser le plus largement possible le sentiment d’angoisse – forme de médiatisation qui constitue elle aussi une espèce de rituel, mais d’une nature différente : le terrorisme.

Ainsi également de l’état qui précède la disparition : au moment précis où il y a gain, on commence déjà à anticiper la perte, et la tension positive vers l’atteinte de l’objectif désormais réalisé cède la place, une fois les réjouissances de la célébration estompées, à une tension négative, une anxiété de préserver ce nouvel acquis de sa disparition éventuelle et certaine – soit disparition de la chose même, soit dans sa propre mort.

Voilà comment notre société, en ne valorisant, chez l’individu, que l’apparition des choses, se condamne à une anxiété toujours croissante – avant même de considérer l’angoisse instrumentalisée, qui ne fait rien pour arranger les choses.

Le fait de négliger le moment de la disparition des choses, de ne le considérer tout au plus que comme une conséquence nécessaire et inévitable de l’ordre des choses, sans y porter d’attention particulière, entraîne la société dans un mouvement de destruction aveugle, illimitée. L’angoisse de la mort s’accumule ainsi dans toute chose, dans la nature et les individus, en proportion directe de l’accumulation inassouvissable des richesses.

1Pardonnez l’anglicisme. Comprendre démission, révocation, destitution, rétrogradation. [NdE]

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Un appel à la dissidence critique

Il convient maintenant de se recentrer et de se concentrer sur ce qui doit impérativement être fait. Si au plan stratégique, le terrain de la lutte de classe présente toujours, déjà du temps de Marx et Engels, la nécessité d’une réadaptation constante ; et s’il est vrai que la réalité de la lutte de classe aujourd’hui a un visage entièrement différent qu’aux siècles précédents, il n’en demeure pas moins que la base théorique ne fait que confirmer, à chaque retournement, à chaque événement, à chaque crise, son adéquation avec les faits.

Nous vivons en 2020 le début d’une crise majeure à l’échelle mondiale d’une ampleur jamais connue par le passé. Cette crise a à bien des égards dans ses développements un caractère spécifique, une originalité propre. Mais elle ne surgit pas de nulle part, et les outils théoriques permettant une analyse et une compréhension juste de ses déterminations nous sont connus depuis déjà longtemps.

Il faut donc, plus que jamais en cette époque de révolution qui s’amorce, continuer à creuser pour comprendre ce que se passe réellement, en quoi spécifiquement la situation de la lutte de classe diffère d’avec ce qu’elle fut dans le passé, quels outils théoriques nous permettent d’y arriver, et quelles sont les limites théoriques qu’il convient de dépasser pour parfaire cette compréhension. Et, du même mouvement, dans la pratique, établir ce qui doit être fait en général, comment cela peut être accompli et à quels niveaux il faut concentrer l’action.

Le mensonge en tant que secret dissimulé :
le hiéroglyphe du capital

Plus le capital s’enfonce dans sa crise, plus la nécessité de dissimuler ses incohérences internes se fait sentir. Nous vivons à cet égard une époque exceptionnelle ! C’est du jamais vu ! Tout est mensonge ! Or ce mensonge a sa vérité, ses déterminations, sa structure, ses institutions. Son domaine d’expression, c’est le langage, le discours, la représentation, l’image. La réalité est complètement dissociée de la représentation. C’est le spectacle marchand, se substituant entièrement à la vie réelle, tel que le décrit Guy Debord. Les choses (comme les gens) ne sont plus considérées pour ce qu’elles sont, mais ce qu’elles représentent. Ce renversement dans la signification du concept s’accompagne nécessairement, comme nous l’a rappelé George Orwell, d’un renversement dans le sens des mots. La réalité de ce processus de dissociation n’a jamais été aussi vraie, aussi criante que maintenant, alors que le capital parachève l’accomplissement de sa domination sur l’ensemble du globe, sur la totalité du champ de l’activité humaine.

Tout cela avait été non seulement pressenti, mais posé théoriquement par Marx. La clé de la compréhension critique de notre époque, c’est ce que Marx désigne « hiéroglyphe » du capital, qui explique à la fois ce que le capital doit à tout prix dissimuler et comment la dissimulation prend forme. C’est l’intelligence de ce processus qui permet de comprendre, de saisir d’emblée la réalité que le mensonge cherche à dissimuler derrière le phénomène.

La valeur ne porte donc pas écrit sur le front ce qu’elle est. Elle fait bien plutôt de chaque produit du travail un hiéroglyphe.

Karl Marx, Le Capital, Livre I, Chapitre premier, Section IV

À l’heure où le mensonge est partout, où la « masse » n’a jamais semblé aussi pesamment endormie, on assiste au surgissement irrésistible d’une dissidence croissante qui, réprimée violemment par les institutions du mensonge officiel, est forcée de s’organiser et de se rallier pour arriver tant bien que mal à dénoncer l’imposture actuelle et à éveiller les consciences. Mais la résistance que les dissidents rencontrent au sein de la population est d’autant plus grande que l’étendue du mensonge est énorme et la prise de conscience douloureuse — et le capital, qui par définition ne manque pas de ressources, fait évidemment tout en son pouvoir pour maximiser la douleur de l’éveil. D’où l’importance d’être capable d’expliquer le mensonge en tant que dissimulation, de saisir sa vérité objective en tant que processus d’ensemble. Ce qui nous évitera d’avoir à démontrer continuellement, par une énumération exhaustive et répétitive des faits, chacun d’une série interminable de mensonges, sans jamais arriver à une saisie véritable de la totalité.

En comprenant plutôt la nécessité, les raisons et le développement du mensonge en tant que processus inhérent au capital, les faits ne servent plus qu’à corroborer la théorie, qu’à affiner sa précision, et on saisit alors l’imposture dans son mouvement général, dans ses déterminations logiques. C’est là un seuil de diffusion théorique nécessaire pour ramener le débat sur la piste essentielle, qui est celle de la lutte de classe, de la conscience de classe et de l’organisation pratique du prolétariat par lui-même pour le renversement de l’utopie schizophrène de la cybernétique capitaliste.

Seule la compréhension radicale du « hiéroglyphe » évitera toutes les dérives possibles des « chercheurs de vérité » : conspiration d’un petit groupe d’« illuminés », de reptiliens ou d’extra-terrestres, théorie de la terre plate, pour ne citer que les plus amusantes — théories qui sont d’ailleurs encouragées par le capital pour semer le plus de confusion possible parmi la dissidence désorganisée et fournir des exemples risibles pour décourager ceux qui pourraient s’y intéresser. Si l’histoire ne manque pas d’exemples de conspirateurs, de complots et de sociétés secrètes, la compréhension du développement du capital nous montre que ces derniers n’ont en réalité aucune autonomie, ne sont que des formalisations sociales justificatrices de la névrose dégénérative des « puissants » — qui cherchent par ce genre de simagrées initiatiques à s’aveugler eux-mêmes à la réalité pathétique de leur profonde impuissance.

Seule une analyse rationnelle reposant sur une base théorique solide et capable de faire ses preuves empiriquement permettra de produire des formats de communication efficaces permettant d’alléger le douloureux processus que s’avère être — pour tout être humain normalement constitué — celui d’ouvrir les yeux sur la troublante réalité du monde. Il faut pour cela arrêter de se traiter soi-même et de traiter les gens qui nous entourent comme si nous étions tous trop idiots pour comprendre.

Critique critique
et critique de la contre-critique

Retrouver cette base de profondeur critique en retournant à la logique hégélienne et à la théorie dialectique marxiste : c’est déjà, à notre époque de médiocrité industrialisée, d’éparpillement et de distraction permanente, une tâche impressionnante. Mais c’est une étape fondamentale et décisive à franchir.

À ce stade, est-il nécessaire de spécifier qu’il faut à tout prix déjouer tous les écueils d’une lecture dogmatique et imbécile, qui cherche des commandements, des raccourcis idéologiques et des « recettes » subversives — comme celles qui nous ont donné tous les « marxismes culturels » et autres interprétations à l’envers de Marx, des dérives totalitaires et terroristes du marxisme-léninisme et du trotskisme, du capitalisme d’État bolchevique et maoïste, jusqu’au militantisme antifasciste décérébré ? Faut-il rappeler que la révolution humaine ne peut trouver son intelligence que dans l’intelligence du prolétariat lui-même ?

Pour s’en assurer, mais aussi pour éprouver sa propre compréhension théorique, il sera donc nécessaire de se confronter à bras-le-corps avec toutes les dérives mortifères, de pulvériser toutes les simplifications et toutes les inversions de la théorie de Marx, en particulier celle qui est activement à l’œuvre derrière toutes les manipulations de l’idéologie actuellement dominante — dans la ligne de Georges Soros et le forum de Davos — : la pseudo-théorie utopique de la « société ouverte » de Karl Popper.

S’il y a un camp à choisir, contre l’uniformité monolithique du camp des vérités officielles, c’est celui de la pensée critique qu’il convient de choisir, celle qui ne fuit pas devant la diversité des points de vue et l’opposition, ni ne cherche à les faire taire, mais s’y mesure de front pour s’enrichir en compréhension et en certitude, établir des bases communes et jeter bas toutes les impostures.

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Le caractère fétiche de la marchandise et son secret (extraits)

Source : Karl Marx, Le Capital, Livre I, Chapitre premier, section IV, traduit par Joseph Roy, Éditions sociales (Paris 1977)

« […] Lorsque les producteurs mettent en présence et en rapport les produits de leur travail à titre de valeurs, ce n’est pas qu’ils voient en eux une simple enveloppe sous laquelle est caché un travail humain identique ; tout au contraire : en réputant égaux dans l’échange leurs produits différents, ils établissent par le fait que leurs différents travaux sont égaux. Ils le font sans le savoir. La valeur ne porte donc pas écrit sur le front ce qu’elle est. Elle fait bien plutôt de chaque produit du travail un hiéroglyphe. Ce n’est qu’avec le temps que l’homme cherche à déchiffrer le sens de l’hiéroglyphe, à pénétrer les secrets de l’œuvre sociale à laquelle il contribue, et la transformation des objets utiles en valeurs est un produit de la société, tout aussi bien que le langage.
« La découverte scientifique faite plus tard que les produits du travail, en tant que valeurs, sont l’expression pure et simple du travail humain dépensé dans leur production, marque une époque dans l’histoire du développement de l’humanité, mais ne dissipe point la fantasmagorie qui fait apparaître le caractère social du travail comme un caractère des choses, des produits eux-mêmes. Ce qui n’est vrai que pour cette forme de production particulière, la production marchande, à savoir : que le caractère social des travaux les plus divers consiste dans leur égalité comme travail humain, et que ce caractère social spécifique revêt une forme objective, la forme valeur des produits du travail, ce fait, pour l’homme engrené dans les rouages et les rapports de la production des marchandises, paraît, après comme avant la découverte de la nature de la valeur, tout aussi invariable et d’un ordre tout aussi naturel que la forme gazeuse de l’air qui est restée la même après comme avant la découverte de ses éléments chimiques. » (p. 70)

« Le caractère de valeur des produits du travail ne ressort en fait que lorsqu’ils se déterminent comme quantités de valeur. Ces dernières changent sans cesse, indépendamment de la volonté et des prévisions des producteurs, aux yeux desquels leur propre mouvement social prend ainsi la forme d’un mouvement des choses, mouvement qui les mène, bien loin qu’ils puissent les diriger. […] » (p. 71)

« Ainsi c’est seulement l’analyse du prix des marchandises qui a conduit à la détermination de leur valeur quantitative, et c’est seulement l’expression commune des marchandises en argent qui a amené la fixation de leur caractère valeur. Or, cette forme acquise et fixe du monde des marchandises, leur forme argent, au lieu de révéler les caractères sociaux des travaux privés et les rapports sociaux des producteurs, ne fait que les voiler. » (p. 71)

« Les catégories de l’économie bourgeoise sont des formes de l’intellect qui ont une vérité objective, en tant qu’elles reflètent des rapports sociaux réels, mais ces rapports n’appartiennent qu’à cette époque historique déterminée, où la production marchande est le mode de production social. Si donc nous envisageons d’autres formes de production, nous verrons disparaître aussitôt tout ce mysticisme qui obscurcit les produits du travail dans la période actuelle. » (p. 72)

« […] Supposons, pour mettre cet état de choses en parallèle avec la production marchande, que la part accordée à chaque travailleur soit en raison du temps de travail. Le temps de travail jouerait ainsi un double rôle. D’un côté, sa distribution dans la société règle le rapport exact des diverses fonctions aux divers besoins ; de l’autre, il mesure la part individuelle de chaque producteur dans le travail commun, et en même temps la portion qui lui revient dans la partie du produit commun réservée à la consommation. Les rapports sociaux des hommes dans leurs travaux et avec les objets utiles qui en proviennent restent ici simples et transparents dans la production aussi bien que la distribution. » (pp. 73-74)

« En général, le reflet religieux du monde réel ne pourra disparaître que lorsque les conditions du travail et de la vie pratique présenteront à l’homme des rapports transparents et rationnels avec ses semblables et avec la nature. La vie sociale, dont la production matérielle et les rapports qu’elle implique forment la base, ne sera dégagée du nuage mystique qui en voile l’aspect, que le jour où s’y manifestera l’œuvre d’homme librement associés, agissant consciemment et maîtres de leur propre mouvement social. Mais cela exige dans la société un ensemble de conditions d’existence matérielle qui ne peuvent être elles-mêmes le produit que d’un long et douloureux développement. » (p.74)

« L’économie politique a bien, il est vrai, analysé la valeur et la grandeur de valeur, quoique d’une manière très imparfaite. Mais elle ne s’est jamais demandé pourquoi le travail se représente dans la valeur, et la mesure du travail par sa durée dans la grandeur de valeur des produits. Des formes qui manifestent au premier coup d’œil qu’elles appartiennent à une période sociale dans laquelle la production et ses rapports régissent l’homme au lieu d’être régis par lui paraissent à sa conscience bourgeoise une nécessité tout aussi naturelle que le travail productif lui-même.[…] » (pp. 74-75)

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