Faut juste mettre une chose au clair

Faut juste mettre une chose au clair
Les hôpitaux, les routes, les écoles, les services publics, l’aqueduc, l’électricité
C’est pas quelque chose qui nous est donné contre impôts
C’est quelque chose qu’on a construit, mis sur pied, développé et entretenu au travers des années, au travers des siècles
C’est à nous, ça nous appartient collectivement
Les entreprises, les industries, la production nationale est le fruit du travail du peuple
Elles aussi, en fait, nous appartiennent
Et l’argent, les banques ?
Que vaudrait leur argent si on n’était pas là, à produire sans relâche de la valeur ?

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Résister (en trois temps)

1. Un choix à faire (POSITION)

DICTATURE ? Est-ce qu’on veut vivre dans un monde qui sacrifie les vieux pis qui puce les enfants ?

SOUMISSION ? Posez-vous la question, parce qu’elle va être importante dans les mois qui viennent.

2. Subir les attaques (NÉGATION)

PROPAGANDE ! On se fait traiter de conspirationnistes, de complotistes, de théoriciens du complot. Ça – vous irez le vérifier – c’est une vieille technique de propagande pour éliminer d’emblée les gens qui ne croient pas à la version officielle et qui poseraient trop de questions, pour s’assurer d’écarter ces gens-là du débat public.

MARGINALISATION. On veut nous marginaliser à tout prix parce qu’il y a des questions qu’on ne peut pas poser.

3. Critique radicale (DÉPASSEMENT)

PIÈGE TENDU. Mais il ne faut surtout pas s’arrêter là. La dernière chose qu’il faut faire, c’est d’attendre des réponses du gouvernement à ces questions auxquelles il ne peut pas répondre.

RACINE DU MAL. N’attendez pas la vérité du gouvernement. Il n’est pas là pour ça. On l’a mis là pour gérer le système. Et c’est tout le système qui est basé sur le mensonge. Ne demandez pas au gouvernement, aux médias dominants, aux agences de presse, aux banques, aux agences de cotation, aux fonds d’investissement ou aux agences internationales de vous donner la vérité : ce serait leur demander de se nier eux-mêmes.

Elles étaient consentantes

En réponse à deux commentaires sur Un scientifique canadien brise le silence sur l’esbroufe du covid-19

allez vous promener dans un hopital dans la section des personnes qui ont la covid 19, ça se pourrait qu’en sortant vous alliez vous acheter un masque. Vos propos sont d’une inconscience qui me rend malade….

Judith Duguay-Tessier, 13 juillet 2020 à 19 h 07 min

Tout à fait d’accord avec Judith. Aucun virus hivernal n’a rempli les hôpitaux de cette façon ces dix dernières années.

Gisele Médaillon, 14 juillet 2020 à 3 h 16 min

Judith Duguay-Tessier : Je serais bien curieux de savoir dans quel hôpital en particulier vous avez observé une telle section bondée de patients Covid-19, parce que l’Institut national de santé publique ne rapporte que 306 personnes hospitalisées Covid pour l’ENSEMBLE du Québec au 12 juillet 2020.

Gisele Médaillon : J’ai deux amis qui travaillent en milieu hospitalier, laissez-moi corriger votre assertion : Aucune POLITIQUE de santé publique n’aura jamais VIDÉ les hôpitaux de cette façon dans TOUTE L’HISTOIRE. Au plus fort de l’épidémie, l’INSPQ enregistrait un pic d’hospitalisations Covid de 1866 personnes le 12 mai… c’est le maximum qu’on a eu pour TOUT le Québec ! Et pendant ce temps on continuait de reporter tous les autres rendez-vous…

On dirait bien que vous commentez sans même avoir pris la peine d’écouter la vidéo…. Avez-vous entendu ce que dit M. Rancourt ? La surmortalité de l’hiver 2019-2020 n’est PAS SIGNIFICATIVE statistiquement comparativement aux années précédentes (les 30 dernières !). Ce n’est pas anodin. Je vous rappelle qu’on a sacré des pans entiers de l’économie par terre, qu’on a perdu nos jobs et de nombreuses PME, que nos États se sont (nous ont) endettés au-delà des oreilles, qu’on nous impose des restrictions jamais vues à la liberté individuelle… Tout ça pour une vilaine grippe ?

Qu’est-ce que ça vous prendrait de plus pour allumer qu’il y a quelque chose qui cloche ?

Vous pensez que l’épidémie n’est pas terminée ? On teste de plus en plus et malgré ça on peine à enregistrer des nouveaux cas. Le nombre d’hospitalisations est en baisse constante, le nombre de morts Covid par jour tend tranquillement vers zéro. Quelle pandémie ? Le pic de décès Covid n’était que de 150 personnes le 29 avril (en incluant 97 décès en CHSLD). Ce sont des chiffres normaux, rien d’alarmant. Saviez-vous qu’il meurt NORMALEMENT un peu plus de 66 000 Québécois par année, soit 180 par jour en moyenne ? En quoi cette « pandémie » a-t-elle été tellement significative ?

Que vous faut-il de plus pour que vous arrêtiez de vous fier à la propagande des médias de la peur ? Constatez la réalité par vous-même, ce sont les données du gouvernement : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees

Démographie du Québec sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Démographie_du_Québec#Évolution_récente

La disparition, ou l’angoisse du monde

La vraie angoisse du monde, à l’heure actuelle, ne se situe pas, quand il est question d’avoir ou de n’avoir pas, d’être ou de ne pas être, de posséder ou ne de pas posséder, de vivre ou de ne pas vivre, au moment de l’apparition ; le moment de l’angoisse n’est pas celui de l’obtention, de l’accession, de l’acquisition, de la naissance à une réalité, de la création – tout cela est en quelque sorte célébré au grand jour, félicité, facilité. Même le manque, état qui précède l’apparition de la chose ou de l’état, est en fait un moment d’anticipation, de tension positive vers l’objectif ; c’est même, précisément, le moteur de toute l’activité sociale, la base de tout processus de valorisation.

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Un appel à la dissidence critique

Il convient maintenant de se recentrer et de se concentrer sur ce qui doit impérativement être fait. Si au plan stratégique, le terrain de la lutte de classe présente toujours, déjà du temps de Marx et Engels, la nécessité d’une réadaptation constante ; et s’il est vrai que la réalité de la lutte de classe aujourd’hui a un visage entièrement différent qu’aux siècles précédents, il n’en demeure pas moins que la base théorique ne fait que confirmer, à chaque retournement, à chaque événement, à chaque crise, son adéquation avec les faits.

Nous vivons en 2020 le début d’une crise majeure à l’échelle mondiale d’une ampleur jamais connue par le passé. Cette crise a à bien des égards dans ses développements un caractère spécifique, une originalité propre. Mais elle ne surgit pas de nulle part, et les outils théoriques permettant une analyse et une compréhension juste de ses déterminations nous sont connus depuis déjà longtemps.

Il faut donc, plus que jamais en cette époque de révolution qui s’amorce, continuer à creuser pour comprendre ce qui se passe réellement, en quoi spécifiquement la situation de la lutte de classe diffère d’avec ce qu’elle fut dans le passé, quels outils théoriques nous permettent d’y arriver, et quelles sont les limites théoriques qu’il convient de dépasser pour parfaire cette compréhension. Et, du même mouvement, dans la pratique, établir ce qui doit être fait en général, comment cela peut être accompli et à quels niveaux il faut concentrer l’action.

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PC et projet communiste

En réponse à Aux yeux de la philosophie dialectique, rien n’est établi pour toujours, rien n’est sacré d’Antoine Manessis.

Je ne suis ni un exégète de Marx, ni particulièrement informé sur le destin du PC de France, n’étant pas Français. Mais il me semble reconnaître dans cet état des faits une rengaine qui ne date pas d’hier.

Jamais la classe ouvrière ne se ralliera autour d’un projet communiste en prenant pour direction un parti lui-même intérieurement divisé. Comment la division intérieure pourrait ne pas résulter en divisions extérieures ? Il m’apparaît que le problème du PC tient à ce qu’il s’attache à une structure de parti d’une époque désormais révolue. Pour employer une formule hégélienne, le temps est peut-être venu pour le PC de « sortir de lui-même » pour enfin « revenir à lui-même », sur un niveau supérieur. Autrement dit, le parti « en soi », s’il demeure à ce niveau, est condamné à errer.

S’il faut rallier, alors il faut rallier autour d’une base théorique commune et solide, et mettre de côté un instant les querelles de chapelles stériles. Or cette base essentielle existe, de toute évidence, et s’avère d’une solidité implacable : l’analyse économique de Marx, des contradictions du capital et de son éventuelle auto-invalidation, se réalise pleinement sous nos yeux en ce moment même. Plus que souhaitable, la large diffusion de la compréhension marxiste redevient aujourd’hui nécessaire pour atteindre à la conscience de classe et espérer sortir de cette crise. La résolution de cette crise totale ne viendra pas de la classe capitaliste, mais de la classe exploitée elle-même. Voilà, il me semble, la clé de voûte de la doctrine marxiste : « l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes. »

Le projet communiste concerne ultimement l’ensemble des humains : il dépasse largement le champ d’action d’un seul parti politique. Or voilà ce que les communistes — peu importe le parti — doivent chercher à faire : rallier la totalité des humains. Et si cela ne peut se faire en faisant entrer tous les humains dans un parti, c’est au parti qu’il appartient de sortir de lui-même et d’aller vers l’ensemble des humains.

Le regretté Lucien Sève, dans ses dernières années, indiquait une voie à suivre qui est pleine de bon sens : répertorier minutieusement chacune des initiatives, à tous les niveaux envisageables, qui vont déjà dans le sens du communisme, pour y prêter éventuellement main forte et en faire au passage une critique constructive sur la base de la connaissance critique marxiste. Si le parti s’attelait à cette vaste tâche — de façon non-exclusive et sans chantage politique : en acceptant de collaborer ouvertement avec tous ceux qui y travaillent déjà, qu’ils se considèrent ou non communistes –, non seulement cela lui permettrait de sortir de lui-même et de ses querelles théoriques insolubles, mais il trouverait nécessairement une foule d’opportunités de mobiliser ses ressources pour contribuer concrètement au développement effectif d’une force communiste beaucoup plus large et populaire. En toute logique, les nécessités réelles rencontrées sur le terrain prendront le pas sur tous les présupposés théoriques, et c’est à ce moment que la théorie pourra révéler pleinement toute sa richesse pratique.

Les contradictions du capitalisme ne peuvent que devenir de plus en plus sensibles dans les années qui viennent. Or seule la critique marxiste fournit les outils théoriques nécessaires pour les comprendre. Voilà ce qui importe.

Distinction et indistinction

La réflexion riche-en-esprit consiste en l’acte de distinction, de saisie et d’énonciation de la contradiction.

HEGEL, Science de la logique.

L’argent apparaît comme la puissance de perversion de l’individu et des liens sociaux… Il transforme la fidélité en infidélité, l’amour en haine, la haine en amour, la vertu en vice, le vice en vertu, le valet en maître, le maître en valet, le crétinisme en intelligence, l’intelligence en crétinisme.

Comme l’argent, qui est le concept existant et agissant de la valeur, confond et échange toute chose, il en est l’indifférenciation et la permutation universelles. Il est le monde à l’envers, l’indistinction et l’inversion de toutes les qualités naturelles et humaines.

MARX, Manuscrits de 1844.

En ce qui concerne l’opposition

En ce qui concerne l’opposition : la grandeur de l’esprit se mesure à sa capacité à se détacher rationnellement, à se jucher au-dessus de l’émotion immédiate pour saisir la réalité au-delà du phénomène. Toute chance qui se présente d’éprouver (de mettre à l’épreuve) sa représentation du monde sera, pour l’esprit rationnel, saisie comme telle : une chance, une opportunité d’élévation, de réfutation ou de confirmation, l’atteinte à un niveau de confiance en soi supérieur. Ainsi, l’esprit raisonnable, lorsque frappé d’un sentiment d’insécurité face à un argument apparemment en opposition avec ses propres inceptions, saura saisir au vol ce sentiment pour le transformer en la joie d’envisager sa propre fortitude à venir.

La peur de se tromper doit faire place à la quête enthousiaste de la vérité.