AUTOMATED SOVIETS

OCTOBER 2Y, 2006 (ANYWAY, IT’S WEDNESDAY)

DRINKING COFFEE AND SMOKING CIGARETTES
SCREWED TO THE RAY TUBE PROGRAMMING O.S.ES
DIGGING THE ROOTS OF AUTOMATED SOVIETS
COLLECTING IDEAS OF A BETTER PLANET
DEMOCRACY IS WORKIN BUT THE PASSWORD LOST
LIVING IN FLASHES OF MOMENTARY CONSCIOUSNESS
SKETCHING IDEAS FOR A NEW SOCIETY
MARKING THE NAMES OF FOLKS DREAMING AWAKE
ARRANGING THEIR AMBITIONS INTO A COHERENT SET
YEAH DREAMING OF A WORLD WHERE THE PEOPLE ARE FREE
FROM THE DRUNKEN CAPITAL INFINITELY THIRSTY
FROM THE MASS MEDIAS’ MEDIOCRATY

Rédigé le 25 octobre 2006, publié ou mis à jour le 17 mai 2020.

Il faut parler d’émancipation

Dans le texte précédent («Faire témoignage de résistance»), j’essayais d’articuler les implications dialectiques de l’antagonisme soumission-résistance. C’est sûr qu’en partant du niveau de développement actuel (apparent) de la conscience au sein du public, ça n’annonce rien de réjouissant. Je ne suis pas certain que ce soit la manière la plus efficace de passer le message ! Je me suis moi-même senti passablement découragé après relecture.

Si on veut s’en sortir, faut faire vibrer la volonté passionnée d’un monde différent. Il faut ouvrir les imaginaires sur les possibilités infinies d’un monde sans argent. Faire comprendre que l’homme est assez grand et qu’il peut se faire confiance. Désigner l’imposture, certes, mais surtout pour aperçevoir le potentiel humain auquel elle barre la route.

Il faut parler d’émancipation. Aider l’émancipation à jaillir dans les esprits, les coeurs, les corps. Pour renverser toutes les aliénations, il faut déjà commencer à s’émanciper. Ce monde possible, nécessaire, il faut déjà le construire, le mettre en mouvement.

Quand on fait dans la com’, il y a, veut, veut pas, une posture à prendre. On peut rester honnête assis, couché ou debout. L’essentiel est d’être honnête. Mais c’est décisif de se tenir debout.

Voyons maintenant pourquoi nous changerons le monde.

Rédigé le 16 avril 2020, publié ou mis à jour le 3 mai 2020.

N’OUBLIEZ PAS VOS RÊVES

Rêves d’amour, d’amitié, de famille et d’abondance.

Laissez tomber les aquisitions et les nouveaux plans hypothécaires. Il faut revoir à la baisse toutes les mainmises et les servitudes du propriétariat. On ne passera pas dans l’avenir en traînant le fardeau de ce que l’on croit posséder sans le partager.

Ce qui fera la différence, ce n’est pas ce que nous avons. Ce qui fera la différence, c’est ce que nous sommes.

Rédigé le 21 avril 2020, publié ou mis à jour le 3 mai 2020.

La commune, la pandémie, le gouvernement mondial et les idées

La commune

Comment la communauté reprendra le contrôle — et coupera les vivres à l’oligarchie.

La pandémie

La pandémie, c’est la grève générale illimitée — les revendications en moins.

Le gouvernement mondial

Le gouvernement mondial contrôle nos esprits. Il veut maintenant le parfait contrôle sur les corps.

Les idées

Les idées n’adviennent jamais que lorsqu’elles sont appelées par les nécessités pratiques matérielles.

Écartèlement mental général

Rapport au monde
⮩ Internaliser (comprendre)Rétroaction !
(action au monde)
? c’est ici que ça se passe pas !
⮩ Concrétiser (agir)

Le rapport au monde est un rapport social.

Il y a quelque chose à comprendre.
Il y a quelque chose à faire.

On vit dans une gigantesque chambre d’écho !

Il faut à tout prix sortir de l’imposture de la représentation.

Pourquoi nous changerons le monde

Pour en finir avec la marchandise, dévalorisation de l’activité humaine par la réduction de toute valeur à la seule valeur d’échange, réduction incohérente du qualitatif au quantitatif.

Pour en finir avec l’opinion, unité individuelle de la confusion généralisée, pierre angulaire des idéologies, appareil de confusion entre la réalité objective (connaissance) et les sentiments de l’intétêt personnel et collectif (désir).

Pour en finir avec la démocratie qui prétend partager la responsabilité en privant des conditions de son exercice, dictature du nombre sur le réel, impropre à toute prise en charge optimale, comme si le vrai se trouvait au seuil despotique de la majorité.

Pour en finir avec la soumission. Nous ne voulons pas d’un gouvernement plus juste, d’emplois plus humains, d’une fiscalité plus équitable : nous voulons la pleine justice, une activité pleinement humaine, la fin de la domination de l’argent, la fin de la subordination des destinations collectives au despostisme monétaire.

Pour libérer l’activité humaine. Nous voulons de l’art et de la grâce dans chacun de nos gestes, nous voulons en toute chose être motivés par l’amour, la bienvaillance, l’empathie, l’enthousiasme, la passion : nous voulons une vie qui fasse du sens.

Rédigé le 16 avril 2020, publié ou mis à jour le 24 avril 2020.

Pandémie : la réalité derrière les apparences

La pandémie et l’incompétence des gouvernements sont bien réels. Mais derrière, se cache la réalité de la plus grande crise financière mondiale de l’histoire. La pandémie est le prétexte, la « raison extérieure » nécessaire pour justifier les mesures qui sont et seront prises, les gouvernements seront les boucs-émissaires qu’on nous demandera de désigner du doigt au moment de porter le blâme de l’effondrement économique inévitable.

Soyez méfiants au plus haut point possible des successeurs « éclairés » à venir qui vous offriront des solutions de relance impliquant votre propre mise en esclavage. Il faut résister mentalement, s’insurger physiquement, se cabrer contre l’ordre planétaire qu’on voudra alors nous imposer de force.

Rédigé le 30 mars 2020, publié ou mis à jour le 18 avril 2020.

LOIN

[NO DATA]

LOIN
LOIN DE TOI – LOIN DE MOI
LOIN AU-DEDANS
UNE BULLE D’ANNÉES-LUMIÈRE
REMPLIE D’ÉTHER
AU MILIEU, MINUSCULE
MON COEUR QUI BAT
COMME UNE PETITE HORLOGE
LES SECONDES
AUTOUR
EN CERCLES ABSENTS
LES ASTRES COURENT
SE CHERCHENT UN CIEL
OÙ SE POSER
LA NUIT M’ASPIRE
DANS SON SILLAGE
REMPLIT MES POUMONS
LA LUNE REBONDIT
À L’HORIZON

Rédigé le 26 octobre 2006, publié ou mis à jour le 13 avril 2020.

Savoir mordre avec justesse

Mouvement réel, versus immobilité perceptuelle.

L’essentiel n’est pas toujours visible, manifeste.
Essence, substance, apparence.

Y’a un malaise à creuser
Sur le plan de la représentation
Une disjonction
Entre être et paraître
Y’a un moment où on se sent vulnérable
Des moments pas graves
Mais qu’on préfèrerait oublier
Laisser derrière

Quand la sincérité rencontre l’opposition
L’oppression
On se sent ridicule


Ce serait plus simple de ne pas y penser
La méchante critique
Celle qui mord
Et c’est ce qui effraie d’avoir tort :
la morsure qu’on pourrait se prendre.

Mais voilà, pour comprendre le monde, il faut aller au-devant de beaucoup d’incompréhension — à commencer par la sienne propre.
Il y a beaucoup à reconnaître !
Ne faut-il pas commencer par reconnaître soi-même s’être égaré pour enfin se re-connaître en l’autre ?

La vérité n’est pas un parti

Voilà, en définitive, pourquoi on ne peut défendre que ce qu’on a éprouvé soi-même.
Mais il faut se défendre
Surtout contre les idées toutes faites
Et savoir mordre avec justesse

Il faut à la fois avancer d’un pas assuré
Et savoir se remettre en question
Ce n’est pas une démarche facile
Mais nous ne serons pas seuls